MOMENTA
Biennale de l’image

Une biennale internationale d’art contemporain vouée à l’image.

La biennale a lieu tous les deux ans depuis 1989. Ses activités comprennent des expositions, des évènements publics, des programmes éducatifs, des collaborations artistiques et sociales, et plus encore.

Un rendez-vous exceptionnel dans les plus importants musées, galeries et centres d’artistes de Montréal !

Quand la nature ressent
17e édition
sept–oct 2021

Nouvelles

6 octobre 2020 Offre de mentorat rémunéré en développement de projet artistique
Youth Mentorship Program welcoming ceremony for “x̱aw̓s shew̓áy̓ New Growth《新生林》,” led by T’uy’t’tanat-Cease Wyss, July 6, 2019. Courtesy the artist and 221A, Vancouver, unceded territories. Photo: Damaris Riedinger.

Dans le cadre de l’édition 2021, MOMENTA est à la recherche d’une personne pour combler un poste de mentor en développement de projet artistique.

Objectif principal : Accompagner un.e stagiaire autochtone en développement et coordination du projet artistique de l’artiste autochtone T’uy’t’tanat Cease Wyss

Obligatoire: Les candidat.e.s doivent être admissibles au programme CultivART. Seul.e.s les candidat.e.s répondant aux critères suivants seront considéré.e.s :

  • Être un.e artiste ou un.e travailleur.e autochtone (Premières nations, Inuit et Métis du Canada) ;
  • Citoyenneté canadienne ou résidence permanente au Canada à la date de dépôt de la demande ;
  • Domicilié.e.s sur l’île de Montréal

Date limite pour postuler : 18 octobre 2020

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6 octobre 2020 Offre de stage rémunéré en développement de projet artistique
Cob building workshop for “x̱aw̓s shew̓áy̓ New Growth《新生林》,” led by T’uy’t’tanat-Cease Wyss and Mudgirls Collective, April 20 to 21, 2019. Courtesy the artists and 221A, Vancouver, unceded territories. Photo: Damaris Riedinger.

Dans le cadre de l’édition 2021, MOMENTA est à la recherche d’une personne pour combler un poste de stagiaire en développement de projet artistique.

Objectif principal : Développement et coordination du projet artistique de l’artiste autochtone T’uy’t’tanat Cease Wyss

Obligatoire: Les candidat.e.s doivent être admissibles au programme CultivART. Seul.e.s les candidat.e.s répondant aux critères suivants seront considéré.e.s :

  • Être un.e artiste ou un.e travailleur.e autochtone (Premières nations, Inuit et Métis du Canada) ;
  • Citoyenneté canadienne ou résidence permanente au Canada à la date de dépôt de la demande ;
  • Domicilié.e.s sur l’île de Montréal

Date limite pour postuler : 18 octobre 2020

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15 septembre 2020 Camille Georgeson-Usher et Himali Singh Soin rejoignent l’équipe commissariale de MOMENTA 2021

MOMENTA Biennale de l’image est heureuse d’annoncer que Camille Georgeson-Usher et Himali Singh Soin se joignent à la commissaire invitée Stefanie Hessler et à l’adjointe au commissariat de MOMENTA Maude Johnson pour former l’équipe commissariale de sa 17e édition, qui se tiendra en septembre et en octobre 2021.

Ensemble, les membres de l’équipe commissariale rallieront leur expertise pour développer la programmation artistique autour du thème Sensing Nature/Quand la nature ressent. MOMENTA a choisi d’inaugurer cette formule qui met en avant le collectif plutôt que l’individuel afin d’intégrer et de relater des perspectives et des expériences diverses.

Camille Georgeson-Usher

« Cette année nous a éprouvé·e·s d’une multitude de façons qui, jusqu’à présent, nous auraient paru inimaginables. Au cours de cette période marquée par l’incertitude, nous avons discuté de bienveillance, d’intimité, de vérité, de relations les uns envers les autres, avec les territoires que nous traversons, et avec les communautés végétales et animales qui partagent ce monde avec nous. Nous avons constaté à quel point nous sommes petit·e·s en tant qu’humains dans l’univers et nous nous sommes demandé·e·s comment y laisser le moins de traces possible. Pour moi, Quand la nature ressent est l’occasion de se mêler à un monde qui n’existe pas encore et de le laisser déferler sur nous ; un monde futur qui nous replie au sein d’un imaginaire plein de tendresse. »

Camille Georgeson-Usher est une universitaire, une artiste et une administratrice en arts Salish de la côte / Déné du Sahtu / Écossaise de l’île Galiano en Colombie-Britannique, le territoire de la nation Pune’laxutth’ (Penelakut). Elle est candidate au doctorat dans le département d’études culturelles de la Queen’s University, où ses recherches sont portées sur les ontologies du rassemblement et sur les croisements ayant lieu entre les protocoles de différentes nations dans les centres urbains. Elle s’intéresse aux multiples façons dont les peuples se meuvent ensemble dans l’espace urbain, aux relations et aux intimités avec le quotidien, ainsi qu’aux actions visant à « faire sa marque », à travers l’exemple de pratiques en art public approchées dans une perspective autochtone comme des types de rassemblement.

Himali Singh Soin

« On a l’impression qu’en ce moment, la terre est en train de perdre l’équilibre, de dévier de son axe d’inclinaison habituel. C’est une sensation de légèreté, car nous nous sommes subitement vu·e·s délesté·e·s des éléments superflus de nos vies, mais aussi de lourdeur, car nous portons le poids de notre douleur collective. Cela donne la sensation que certaines parties de nous-mêmes sont en voie de guérison, tandis que d’autres, reliées par des méridiens, sont en proie à la maladie. Je dis que cela « donne la sensation », car cet état des choses nous a peut-être ramené·e·s vers des façons plus incarnées d’exister et de connaître, de ressentir. J’espère que cette même énergie jaillira de MOMENTA et qu’elle nous incitera à nous mettre à l’écoute de nous-mêmes – et donc aussi de l’autre –, à poser des petits gestes de bienveillance, à contribuer au renforcement de nos communautés et à penser la planète par-delà les frontières nationales. »

Himali Singh Soin est une écrivaine et artiste basée entre Londres et Dehli. Elle emploie des métaphores provenant de l’espace et de l’environnement naturel afin de construire des cosmologies imaginaires d’interférences, d’enchevêtrements, de profonds néants, de débris, de fuites, d’aliénation, de distance et d’intimité. Ce faisant, elle réfléchit sur la perte écologique, et sur la perte du foyer, cherchant un refuge quelque part dans le pouvoir guérisseur de la performance et de la radicalité de l’amour. Ses spéculations sont performées dans des environnements immersifs audio-visuels. Ses projets ont été montrés à Khoj (Delhi), à la Somerset House, à la Mimosa House et à la Serpentine Gallery (Londres), au Gropius Bau et à HKW (Berlin), au Musée Migros d’art contemporain (Zurich), au Anchorage Museum (Alaska), et seront inclus dans la prochaine Biennale de Shanghai. Récipiendaire du Frieze Artist Award en 2019, elle est présentement écrivaine en résidence à la Whitechapel Gallery à Londres.

Quand la nature ressent

La prochaine édition de MOMENTA propose d’aborder la nature comme elle-même créatrice d’images qui la représentent. Aujourd’hui, plusieurs portraits de la nature prennent la forme de témoignages et de lamentations sur la disparition de la biodiversité, le climat et le mythe du progrès. Ils exposent les preuves embrouillées des changements climatiques anthropiques, introduits et alimentés par le capitalisme et le colonialisme. Bien que les images aient leur importance pour communiquer ce moment d’urgence planétaire, les images de présupposent la possibilité de définir et de parler au nom d’un Autre construit comme passif – qu’il s’agisse, entre autres, de la nature, des personnes s’identifiant comme femme (womxn), des peuples autochtones, des personnes de couleur et des communautés queers. En ce sens, afin de retirer de tels récits où l’un parle pour l’autre et de faire apparaitre des discours différents, de nouveaux imaginaires sont vivement requis en art et au-delà.

MOMENTA 2021 sera en phase avec le temps géologique, les textures d’un corail ou la perspective d’une hirondelle, ces artistes envisageront des futurs variés. Les expositions sonderont l’image en tant que quelque chose de plus que visuel, en s’intéressant au son, au goût et à l’odeur. Ce faisant, la biennale souhaite accorder les sens de ses publics avec les possibilités offertes par les fictions spéculatives dans la nature et à travers l’art. Quand la nature ressent désire une responsivité envers les écologies planétaires non pas comme quelque chose qui peut être représenté, mais comme quelque chose dont nous faisons partie et « devenons avec. »

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